Un peu de théorie

Accord d'une antenne.

Pour être efficace(1), une antenne se doit avant tout d'être correctement accordée, de même pour le câble qui l'alimente. Cela signifie juste qu'ils doivent avoir la même impédance que le "truc" (2) sur lequel ils sont branchés sous peine de créer un régime d'ondes stationnaires (en gros, une partie de l'énergie fournie à l'antenne revient au lieu d'être rayonnée!). Faute d'un bon accord, ce que vous allez obtenir va dépendre, entre autre, de la longeur du circuit d'alimentation (y compris la longueur incluse dans le "truc" sur lequel l'antenne est branchée). Bref, même si le résultat n'est pas trop mauvais, il sera très peu reproductible.

Pour le câble, pas de grosse difficultés. Tout les "trucs" wifi ont une impédance de 50 Ohms et trouver du câble 50 ohms ne pose pas de grosses difficultés tant que les pertes dans ce câble n'ont pas trop d'importance (1dB/m pour du câble RG58)! Veillez juste à limiter la longueur du câbles car les pertes peuvent très vite devenir énormes!.

Pour les fiches à mettre au bout de ce câble, les trouver n'est pas toujours très facile, et là aussi il faut faire attention à l'impédance!

(1) Par efficacité, j'entend "rendement" et pas "gain".
(2) "Truc" est, ici, une appellation générique pour "point d'accès", "carte PCMCIA", "émetteur", "récepteur", "Bridge", etc... En fait, tout ce qui se connecte à une antenne.

Tout est relatif, ou la notion de dB...

Il existe quantité de façon de mesurer les performance d'une antenne, ou la puissance d'un champ (magnétique?,électrique?)... je ne vais pas rentrer dans les détails ici.
Dans la pratique et pour le commun des mortels, pour bon nombre de choses (pas uniquement les antennes), il est beaucoup plus simple de les comparer que de les exprimer par des grandeur physique. Cette comparaison, on la fera sous la forme d'un rapport (Ce signal est 23,5 fois plus fort que cet autre...) entre 2 "choses" similaires (exprimées dans la même unité). Nous voila donc débarrasé du fait de devoir définir ces unités (le rapport qui existe entre 100 centimètres et 1 centimètre est de 100. Ce rapport n'a plus d'unité). En contre partie, nous voilà dans l'obligation d'en connaître la référence!.
En outre, les rapports que l'on va établir peuvent aller du très grand au très petit. On va donc en prendre le logarithme pour ne pas avoir à manipuler des quantités de zéros. Un autre gros avantage tient à une des propriétés des logarithmes, pour comparer 2 mesures exprimées en dB, on soustrait les valeurs plutôt que de faire une division. Il s'agit d'une opération beaucoup plus simple à réaliser pour notre cerveau!
Voilà donc la naissance du "Bel", et quand on le divise par 10, on obtient des décibels, ou en abrégé, des "dB".
exemple: quand un signal a perdu la moitié de sa puissance (rapport 1/2) il est encore à -3dB ( 10 log(1/2) ). La réference étant ici, tout le monde l'a compris, le niveau d'origine du signal.

Propagation et affaiblissement du signal avec la distance.

Avec la distance, un signal radio subit une certaine atténuation....

Formule: A = 92,4 + 20 log(f) + 20 log(D)

A => atténuation en espace libre (en dB)
f => fréquence de travail (en GHz)
D => distance entre émetteur et récepteur (en Km)

En bref: Chaque fois que l'on double la distance, on perd 6 dB. Sur 1 km et à 2,447Ghz on a une atténuation de 100,2 dB en espace libre.
Pour qu'une liason sans fil fonctionne, il faut que la puissance d'émision (en dBm, 0dBm=1mW, 100mW=20dBm) plus le gain des antennes moins l'atténuation due à la distance et aux pertes dans les câbles soit au moins un peu supérieur au seuil de sensibilité du récepteur (de l'ordre de -90dB en général).

Gain d'une antenne

Les antennes n'ont pas, à proprement parler, de gain. Ce qu'on entend par "gain" d'une antenne découle de son aptitude à rayonner dans une certaine direction. A puissance d'excitation identique, le champ obtenu par une antenne qui rayonne dans une certaine direction sera bien évidemment plus importante (dans cette direction) que le champ obtenu par une antenne qui rayonne dans toute les directions. Cette différence se traduit par un gain apparent. De là, la notion de gain d'une antenne.
N'oublions pas qu'une antenne se trouve dans un espace à trois dimensions et que donc le rayonement peut se faire selon toute combinaison de trois axes orthogonaux. Quand on parle d'antennes omnidirectionelles à fort gain, ce sont des antennes qui rayonne dans un périmètre de 360° mais dont l'angle de dispersion verticale est assez réduit. La notion de "omnidirectionnel" ne tient compte que de deux des trois dimensions dans laquelle se trouve l'antenne.
Le gain d'une antenne se mesure en dBi (dB isotropique). La référence est une antenne rayonnant exactement de la même façon dans toutes les directions. On exprime parfois aussi le gain d'une antenne en dB. La réference est alors un dipôle. Le dipôle a déjà une certaine directivité car il ne rayonne pas dans l'axe du dipôle. Son gain théorique est de 2,2 dBi.

Polarisation d'une antenne

Le signal émis par une antenne est polarisé. On simplifiera en parlant de "polarisation de l'antenne" au lieu de "polarisation du signal émis ou recus par l'antenne". Pour un bonne qualité de transmission, il faut que l'antenne de réception soit polarisée de la même façon que l'antenne d'émission. Avec les réflexions, cette polarisation peut changer mais, il vaut mieux ne pas trop compter sur ce phénomène. Dans certains environements, il faut néanmoins le garder à l'esprit.
On ne retient généralement que la polarisation verticale ou horizontale, mais les antennes hélicoïdale ont une polarisation circulaire ! Cette polarisation peut être à gauche ou à droite en fonction du sens de bobinage de l'hélice. De plus,en polarisation horizontale, le plan horizontal a 2 axes....

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